Famille des Liliacées

Nom latin : Liliaceae

Caractéristiques courantes : Généralement à bulbes, plantes bien connues comme le lys, le muguet de mai, la jacinthe véritable, le muscari, le narcisse, l'ail des ours et, plus surprenant, le fragon ou petit houx. Certaines bulbes de liliacées sont très utilisées en cuisine, dans de nombreuses recettes, notamment l'oignon et l'ail.

Fleur Caractéristiques
Ail des ours
(Allium ursinum)
Appelé aussi Ail des bois, l'Ail des ours est une plante vivace de 15 - 35 cm, glabre, à forte odeur d'ail du genre Allium.
Lorsque son feuillage est légèrement froissé, elle dégage une forte odeur - caractéristique - d'ail. C'est une plante sociale qui forme parfois de vastes colonies dans les sous-bois frais ou le long des ruisseaux. La période de la récolte se termine avec les premières fleurs.
Il a été très utilisé en Europe et en Asie. On peut manger son bulbe et ses feuilles comme légume ou condiment. Il est excellent cru dans les salades. Ses feuilles se préparent sous forme de pesto, soupe ou comme épice dans des salades, des tisanes. On peut le cuire comme des épinards, le consommer sur des tartines avec du séré, ou encore dans du yaourt nature. On en fait enfin un beurre assaisonné pour les grillades.
Attention : Avant floraison, l'ail des ours peut être confondu avec le muguet de mai ou le Colchique d'automne, qui sont tous deux très toxiques (éventuellement mortels). La distinction peut facilement se faire grâce à l'odeur aillée dégagée par les feuilles froissées de l'ail des ours uniquement.
C'est aussi une plante médicinale.
Bulbe petit, oblong, à tunique blanche membraneuse.
Tige faible, demi-cylindrique à 2 angles obtus, munie à la base de 2 feuilles ovales-lancéolées, larges de 2 - 5 cm, longuement pétiolées, planes, molles, à nervures convergentes.
Spathe entière ou à 2-3 valves égalant les pédicelles.
Fleurs blanc pur, en ombelle plane un peu lâche non bulbillifére.
Pédicelles égaux,1 fois 1/2 plus longs que la fleur.
Périanthe étalé, à divisions lancéolées-aiguës, caduques.
Étamines incluses, à filets tous simples.
Stigmate obtus.
Type d'inflorescence : ombelle simple, fleur blanche à six pétales.
Répartition des sexes : hermaphrodite.
Type de pollinisation : entomogame, autogame.
Période de floraison : Avril - Juin.
Type de fruit : capsules à 3 loges. Graine (6 graines par fruit en forme de boulet de canon), de couleur noire. Dissémination barochore.
Bois et ravins humides, dans presque toute la France ; nul dans la plaine méditerranéenne ; Corse. Europe ; Caucase, Asie boréale.
Bulbocode du printemps
(Bulbocodium)
Le Bulbocode de printemps est une plante vivace de 5 - 20 cm, glabre, à feuilles et fleurs naissant d'une souche bulbeuse, ovoïde à tuniques noirâtres.
Feuilles ternées, paraissant avec les fleurs, enveloppées à la base d'une gaîne membraneuse, étalées, lancéolées-linéaires, obtuses, canaliculées.
Fleurs d'un rose lilas, grandes, solitaires ou 2-3 au centre des feuilles.
Périanthe en entonnoir, à 6 divisions lancéolées-obtues, soudées à la gorge par des lamelles latérales, à onglets très longs rapprochés en tube filiforme.
6 étamines, insérées à la base des pétales, à anthères ovales, hastées.
1 style trifide au sommet.
Inflorescence : fleur solitaire terminale.
Sexualité : hermaphrodite.
Pollinisation : entomogame.
Floraison : Février - Juin.
Capsule ovale-oblongue, aiguë, déhiscente au sommet. Graines globuleuses. Dissémination barochore.
Prairies des hautes montagnes ; Alpes de la Savoie, du Dauphiné de la Provence ; Pyrénées. Europe centrale et orientale ; Caucase.
Ciboulette
(Allium schoenoprasum)
Appelée aussi Civette, Chiboulette, Brelette, la ciboulette est une plante vivace de 20 - 50 cm, glabre, à bulbes oblongs, croissant en touffes.
Tige cylindrique, creuse, feuillée dans le tiers inférieur.
Feuilles persistantes, cylindriques-acuminées, creuses, glaucescentes.
Spathe à 2-3 valves brièvement acuminées.
Fleurs roses, en ombelle globuleuse non bulbilliière.
Pédicelles plus courts que la fleur.
Périanthe à divisions étalées, lancéolées-acuminées, à carène pourpre.
Étamines égalant la moitié du périanthe, à filets tous simples, lancéolés en alêne.
Inflorescence : ombelle simple.
Sexualité : hermaphrodite.
Pollinisation : entomogame, autogame.
Floraison : Juin : Août.
Fruit : akène, dissémination barochore.
Pelouses et rochers humides des montagnes ; Ardennes, Côte-d'Or, Jura ; Alpes ; Cévennes et Plateau central, jusqu'à la Vienne et les Deux-Sèvres, Pyrénées ; Corse. Europe ; Asie occidentale et boréale, Amérique boréale.
Colchique d'automne
(Colchicum autumnale)
Appelé aussi Safran des prés, Safran sauvage, Safran bâtard, Safran des pays, Ail des prés, Chenard, Mort chien, Tue-chien, Tue-loup, Vachette, Veilleuse, le Colchique d'automne est une plante vivace de 10-40 cm, glabre, à bulbe gros comme une noix, à tuniques noirâtres du genre Colchicum et de la famille des Liliaceae en classification classique et de la famille des Colchicaceae dans la classification phylogénétique.
En automne seules les fleurs apparaissent, naissant d'un spathe tubuleux au niveau du sol. elles sont formées de 6 pétales roses soudés à la base.
Au printemps ce sont les feuilles lancéolées, larges qui apparaissent entourant le fruit, une grosse capsule ovoïde formée d'abord sous terre.
Le colchique contient de la colchicine (pour l'homme, troubles à partir de 10 mg, mortelle à partir de 40 mg) et il arrive fréquemment au bétail d'être intoxiqué. La colchicine, bien qu’utilisée en thérapeutique est un poison bloquant la division cellulaire. L’intoxication par ingestion se manifeste par des troubles digestifs violents, des troubles sanguins et neurologiques. L’issue peut être dramatique.
Il fut un temps où les jouets étaient souvent fournis par la nature. Dans la capsule du colchique d’automne les graines cliquettent. Il arrivait que des enfants cueillent des capsules qui devenaient entre leurs mains des hochets assassins. Certains avalaient les graines, absorbant ainsi une dose fatale de colchicine. La dose létale est évaluée à 1 mg par kilo de poids corporel et une seule graine en contient environ 4 mg !
Feuilles dressées, largement lancéolées, un peu pointues, 4 et plus autour du fruit.
Fleurs rose lilas, solitaires ou fasciculées par 2-5, grandes.
Limbe du périanthe long de 4-7 cm., à divisions oblongues ou oblongues-lancéolées.
3 étamines longues insérées plus haut que les 3 courtes.
Styles à la fin dépassant longuement les étamines, à stigmates fortement courbes en crochet.
Type d'inflorescence : fleur solitaire terminale.
répartition des sexes : hermaphrodite.
Type de pollinisation : entomogame, autogame.
Période de floraison : août à octobre.
Type de fruit : capsule, dissémination barochore. Capsule de la grosseur d'une noix, obovale renflée.
Prés humides, dans toute la France. Europe centrale et méridionale ; Algérie.
Dent de chien
(Erythronium dens-canis)
Appelée également, Érythrone dent-de-chien, Érythronium dent-de-chien ou Satyrion rouge, la Dent-de-chien est une plante herbacée glabre, à bulbe vivace de 10-30 cm, du genre Erythronium.
Son nom de genre provient du grec eruthros, signifiant rouge (couleur de la fleur et des taches sur les feuilles). Quant au latin dens-canis, il se rapporte à son bulbe blanc en forme de dent de chien.
2 feuilles, opposées au-dessus de la base de la tige, elliptiques-lancéolées, étalées, les primordiales ovales en coeur, toutes pétiolées, glauques, fortement tachées de brun rougeâtre.
Fleur grande, rose tachée de blanc et de jaune à la base, solitaire, penchée.
Périanthe marcescent, à 6 divisions libres, lancéolées, couniventes à la base, puis réfractées en arrière, les 3 intérieure ayant à la base 2 callosités 6 étamines, plus courtes que le périanthe, à filets en fuseau.
Anthères bleues, dressées, fixées par la base creuse.
Style filiforme, à stigmate trifide.
Inflorescence : racème simple.
Sexualité : hermaphrodite.
Pollinisation : entomogame, autogame.
Floraison mars - juin.
Capsule réfléchie, subglobuleuse-trigone.
Graines ovoïdes, renflées, arillées. Dissémination myrmecochore. En effet, 99 % des graines tombe à 20 cm du pied mère, ce sont ensuite les fourmis qui permettent la dissémination et l'enfouissement des graines. Ce rôle semble plus important aux abords et dans les zones boisées en particulier grâce à Formica lugubris.
Erythronium dens-canis se rencontre dans les bois, les landes herbeuses et les pelouses plus ou moins boisées. Plus précisément, elle se plaît au sein des forêts caducifoliées de chênaies pédonculées et hêtraies à forte diversité (Querco - Fagetea) et les charmaies thermophiles (Carpinion betuli) mais également les boulaies et les chataîgneraies) Elle se retrouve régulièrement en situation confinée (vallons, bas de pentes, affleurements calcaires...) ainsi que dans les landes à callune et à Ajonc nain.
Préférentiellement héliophile, cette espèce peut néanmoins s'accommoder de stations en demi-ombre et ne supporte pas les gelées tardives et les températures extrêmes. Elle accepte des sols plus ou moins riches en bases et en éléments nutritifs, et assez sec à frais (sols carbonatés humiques). Elle n'est pas présente dans les sols très fertilisés. Globalement, elle préfère un pH neutre à légèrement acide (4.5 - 7.5) ; cependant, son comportement est nettement acidiphile dans les landes herbeuses et les châtaigneraies claires des Pyrénées atlantiques et du sud des Landes.
En France, la dent de chien est assez commune de l'étage collinéen à l'étage sub-alpin jusqu'à 2300m. Elle est assez répandue dans les Pyrénées (jusqu'en plaine dans le Pays basque) mais plus localisée dans l'arc alpin (Massif du Jura, pré-alpes des Savoies et du Dauphiné et Alpes maritimes). Dans le Massif central, elle est exclusivement présente dans la moitié Ouest, sous influence atlantique. Elle est rare en région méditerranéenne. Outre les menaces classiques liées à l'arrachage par ignorance ou à des fins lucratives, ce sont essentiellement les modifications de l’exploitation forestière qui peuvent porter atteinte aux biotopes, mais selon le Centre du Réseau Suisse de Floristique, informer les communes, effectuer les travaux forestiers en automne en épargnant les populations et ne pas diviser les stations par des routes forestières seraient des mesures adéquates afin de permettre une stabilisation voire une augmentation des stations connues.
En France, Erythronium dens-canis est soumise à une protection de portées départementale dans les Landes, régionale en Franche-comté et préfectorale. La cueillette y est règlementée en Isère. En Suisse, elle est présente sur la Liste rouge en protection intégrale.
Lis de Saint Bruno
(Paradisea liliastrum )
Appelé aussi Lis des Allobroges, Lis des Alpes, le Lis de saint Bruno est une plante vivace de 20 - 50 cm, glabre, à fibres radicales à peine renflées.
Tige cylindrique, lisse, nue.
Feuilles toutes radicales, linéaires-graminoïdes, larges de 1 - 4 mm, égalant presque la tige.
Fleurs d'un blanc pur, grandes, à odeur suave, pédicellées, 2-5 en grappe lâche unilatérale.
Bractées lancéolées, nervées, dépassant le pédicelle.
Périanthe long de 4 - 5 cm, en large entonnoir à 6 divisions oblongues-lancéolées, libres mais rapprochées à la base en tube long et étroit.
Étamines arquées-ascendantes, à filets filiformes insérés sur le support de l'ovaire.
Style filiforme, décliné, à stigmate subtrilobé.
Inflorescence : racème simple.
Sexualité : hermaphrodite.
Pollinisation : entomogame.
Floraison : Juin - Août.
Fruit : Capsule ovoïde-trigone aiguë. Graines anguleuses. Dissémination barochore.
Pelouses et rochers des hautes montagnes ; Haut-Jura ; Alpes ; l'Aigoual et le Mézenc dans les Cévennes ; Pyrénées. Espagne et Portugal, Suisse, Italie, Carinthie.
Lis martagon
(Lilium martagon)
Le lis martagon (Lilium martagon) est une plante bulbeuse de 50 cm à 1,5 m de haut élancée, à tige rude-pubérulente, peu feuillée, presque nue dans le haut, du genre Lilium.
Feuilles toutes caulinaires, les inférieures et moyennes verticillées par 5-10, largement elliptiques-lancéolées, atténuées en court pétiole, rudes aux bords, étalées, en verticilles écartés, les supérieures petites, alternes.
Fleurs assez grandes, roses-violacées ponctuées de pourpre, penchées, inodores, 3-8 en grappe lâche bractéolée.
Périanthe à divisions fortement roulées et pubescentes en dehors.
Style mince, déjeté, dépassant les étamines.
Floraison : de juin et juillet.
Inflorescence : racème simple.
Sexualité : hermaphrodite.
Ordre de maturation : homogame.
Pollinisation : entomogame, autogame.
Fruit : capsule, dissémination barochore.
Pentes boisées fraîches et prairies des montagnes à sols riches et profonds et surtout calcaire entre 300 et 2600 m, dans l'Est, le Centre et le Midi. Europe centrale et méridionale ; Caucase, Sibérie, Japon.
Plante protégée : oui (dans toute la Suisse notamment ainsi que dans une grande partie des alpes françaises) Le lis martagon est une plante protégée en certains endroits où il est localisé rare et menacé. C'est le cas en basse Provence dans les massifs de la Sainte Baume Aurélien et de Sainte Victoire, ainsi qu’à la montagne de la Loube et en forêt des Morières dans le Var. Il est relativement abondant en ubac de la Sainte Baume — où il est presque aussi beau que dans les Alpes — au-dessus de 750 m dans la hêtraie et sur les terrasses herbeuses des escarpements ubacs.
Lis orangé
(Lilium bulbiferum L. ssp. croceum (Chaix) Baker)
Appelé aussi Lis faux safran, Lis safrané, le Lis orangé est une plante vivace de 25 - 70 cm, élancée, à tige anguleuse, rude-pubérulente dans le bas, puis glabre et feuillée jusqu'aux fleurs.
2 sous espèces : .
Lilium bulbiferum L. ssp. croceum (Chaix) Baker (ici reprise), à fleurs orangées, est indigène du massif du Jura, des Alpes occidentales, du versant espagnol des Pyrénées, des Apennins et de Corse. La variété naine chaixii se rencontre dans les Alpes maritimes et la variété robuste giganteum dans le sud de l'Italie. Le lis orangé était jadis naturalisée dans les champs de seigle du nord des Pays-Bas et de l'Allemagne.
Lilium bulbiferum L. ssp. bulbiferum, à fleurs rouge feu et pourvu de bulbilles parmi les feuilles supérieures, est indigène des montagnes de l'Allemagne de l'Est et de République tchèque, des Alpes orientales, des Carpates occidentales et des Balkans.
Feuilles éparses, nombreuses, rapprochées, lancéolées ou lancéolées-linéaires, dressées-étalées, glabres ou un peu velues.
Fleurs très grandes, safranées ou orangées ponctuées de noir, dressées, 1-4 en fausse ombelle entourée de 3-5 feuilles verticillées.
Pédoncules velus-laineux.
Périanthe en cloche ouverte, à divisions elliptiques-oblongues, dressées, poilues en dehors.
Style mince, égalant environ les étamines parallèles.
Inflorescence : racème simple.
Sexualité : hermaphrodite.
Pollinisation : entomogame, autogame.
Floraison : Juin - Juillet.
Fruit : capsule, dissémination barochore.
Bois et prairies des montagnes de l'Est ; Jura ; Alpes de la Savoie, du Dauphiné, de la Provence ; Corse. Suisse, Italie. Lilium bulbiferum, le lis (ou lys) orangé est une espèce indigène des montagnes d’Europe centrale et méridionale.
Muguet
(Convallaria majalis)
Le muguet ou muguet de mai (Convallaria majalis) est une plante herbacée vivace de 10-20 cm. C'est une plante toxique.
Selon la classification classique, il fait partie de la famille des Liliaceae.
Selon la classification phylogénétique, il fait partie de la famille des Ruscaceae ou des Asparagaceae (qui l'avait d'abord placé dans la famille des Convallariaceae).
Glabre, à souche rampante très fibreuse. Le rhizome traçant se caractérise par une ramification assez développée. On parle d'un rhizome rameux. Celui-ci est en outre couvert de racines. Il permet à la plante de se multiplier.
Tige unique simple, nue, enveloppée à la base, ainsi que les pétioles, par des gaînes membraneuses.
2 feuilles radicales presqu'opposées, l'inférieure paraissant sessile et la supérieure pétiolée, ovales-lancéolées, glabres, lisses, à nervures convergentes.
Fleurs d'un blanc pur, à odeur suave et très odorante, penchées, 4-9, en courte grappe terminale, unilatérale, à bractées moitié plus courtes que le pédicelle.
Périanthe caduc, en cloche subglobuleuse, divisé jusqu'au milieu en 6 dents recourbées.
6 étamines, insérées à la base du périanthe.
Style court, stigmate obtus.
Chaque fleur est portée par un pédicelle. Les fleurs inférieures ont un pédicelle plus grand que celui des fleurs terminales. Aucun ne dépasse 1 cm. Il est accompagné d'une bractée membraneuse à peu près moitié moins longue.
Inflorescence : racème simple.
Sexualité : hermaphrodite.
Pollinisation : entomogame, autogame.
Baie globuleuse, rouge, à 3 loges à 2 graines jaunâtres. Particulièrement toxique.
Dissémination : endozoochore.
Floraison : avril à juin.
Bois couverts, dans presque toute la France ; sol calcaire. Nul dans la région méditerranéenne. Europe ; Asie occidentale et boréale ; Amérique septentrionale. En zone européenne tempérée, en forêt, là où sa présence est naturelle, il serait (avec la pervenche) un bon bioindicateur d'ancienneté et de la naturalité de la forêt.
Le muguet est tonicardiaque et diurétique. La présence de l'hétérosides cardiotoniques, entre autres de la convallatoxine, de la convallamarine et la convallarine, la rend toxique. L'effet est de ralentir le rythme cardiaque et d'augmenter la pression artérielle ; en outre, il a une action diurétique par irritation de l'épithélium rénal. Toutes les parties de la plante sont toxiques. Comme beaucoup d'autres plantes toxiques, à dose adéquate, elle a des propriétés pharmacologiques, et a été utilisée dans le traitement de maladies cardiaques particulières. Attention, son usage domestique est à proscrire du fait de son inintérêt et du danger mortel qu'il ferait courir. La convallatoxine a une action proche de la digitaline et de l'ouabaïne, pour avoir une idée de la réelle toxicité.
C'est en parfumerie que le muguet est surtout connu, même s'il y est rarement utilisé sous sa forme naturelle. Dès le XVIe siècle, le muguet était un parfum apprécié, notamment des hommes, puisque le terme muguet a servi à désigner jusqu'au XIXe siècle un jeune homme élégant. Aujourd'hui on l'utilise dans les parfums féminins comme note de cœur, mais sous forme synthétique, le terpinéol (ou terpinol) étant un excellent succédané.
Vératre blanc
(Veratrum album)
Appelée aussi Hellébore blanc, Varaire, Véraire ou Vérine.
Plante rhizomateuse, elle forme souvent des touffes de tiges érigées. les feuilles sont alternes et plissées, vert foncé.
Cette plante est très toxique. Elle est responsable d'empoisonnements graves par confusion avec la gentiane jaune. Les fleurs sont petites, à 6 pétales en étoile, blanchâtres, verdâtres ou jaunâtres, en grandes inflorescences terminales ramifiées dans leur moitié inférieure. C'est une plante à affinité montagnarde marquée qu'on retrouve dans la plupart des massifs montagneux du centre et du sud de l'Europe (rarement en dessous de 1000 m d'altitude), au Caucase ainsi qu'en Asie tempérée ou froide (Sibérie) jusqu'au Japon.