Famille des Myrsinacées

Nom latin : Myrsinaceae

Caractéristiques communes : Ce sont des arbres, des arbustes, des lianes, et des plantes herbacées.

Fleur Caractéristiques
Cyclamen pourpre
(Cyclamen purpurascens)
Appelé aussi Cyclamen d'Europe (obsolète), Cyclamen des Alpes, Violette des Alpes, le Cyclamen pourpre est une plante vivace de 5-15 cm, à tubercule généralement gros, globuleux ou déprimé, muni de radicales peu nombreuses tout autour du genre Cyclamen et de la famille des Primulaceae en classification classique (des Myrsinaceae selon la classification phylogénétique).
Feuilles coriaces, persistantes, ovales ou arrondies, non anguleuses, en coeur et à lobes contigus à la base, entières ou crénelées.
Hampes plus courtes ou plus longues que les feuilles.
Fleurs paraissant avec les feuilles.
Calice un peu plus court que le tube de la corolle, à lobes ovales-aigus.
Corolle rose, rarement blanche, à gorge plus foncée et entière, à lobes oblongs, 3-4 fois plus longs que le tube.
Style non saillant.
Inflorescence : ombelle simple.
Sexualité : hermaphrodite.
Pollinisation : entomogame.
Floraison : août - octobre.
Bois et buissons rocailleux, dans l'Est ; Chaîne du Jura ; Alpes de la Savoie et du Dauphiné ; naturalisé dans l'Indre-et-Loire et ailleurs. Italie septentrionale, Suisse, Bavière, Autriche-Hongrie, Herzégovine, Bosnie, Serbie, Bulgarie.
Le cyclamen des Alpes est une espèce d'ombre voire de demi-ombre. Il affectionne les sols riches en bases, en calcium ainsi qu'en éléments nutritifs. Le pH doit être basique à très légèrement acide. Il préfère les marnes, les argiles de décarbonation et les limons (spécifiquement sur substrat caillouteux). Ses exigences en eau sont relativement moyenne voire peu importante. Ce cyclamen est un bioindicateur assez fiable d'un pH neutre et de présence de calcaire.
Cyclamen purpurascens apprécie les fruticées à Berbéris (Berberidenatalia), les hêtraies sèches à céphalenthère (Cephalantero-Fagion), les hêtraies mésophiles à Aspérule odorante (Galio odorati-fagenion), et celles à Géranium noueux (Geranio nodosi-fagenion), les pineraies à bruyère (Erico pinion), les tiliaies de pentes (Tilion platyphyllis) et les érablaies à lunaire (Lunario-Acerion).
De manière générale, ce cyclamen est une plante rare dont il convient de protéger les populations par une gestion conservatoire et en interdire l'arrachage. En France, cette espèce est réglementée dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur en article 1 et dans les départements des Alpes-de-Haute-Provence en article 2 et 6, en Isère en article 2 et 3 et dans le Jura en article 2 et 6. Elle peut également faire l'objet de protection préfectorale.
Lysimaque nummulaire
(Lysimachia nummularia)
Appelée aussi Herbe aux écus la lysimaque nummulaire (Lysimachia nummularia) est une plante vivace de 10 - 60 cm, glabre, à souche fibreuse du genre Lysimachia et de la famille des Primulaceae, selon la classification classique, ou des Myrsinaceae, selon la classification phylogénétique.
Tiges grêles, couchées-radicantes, quadrangulaires, simples, feuillées.
Feuilles opposées, brièvement pétiolées, orbiculaires ou ovales-arrondies.
Fleurs jaunes, assez grandes (environ 2 cm. de large), axillaires, solitaires, opposées.
Pédoncules un peu plus courts que les feuilles, recourbés après la floraison.
Calice à lobes larges, ovales en cœur, aigus ; corolle finement glanduleuse, à 5 lobes oblongs.
5 étamines, à filets un peu soudés à la base.
Capsules rares, plus courtes que le calice.
Période de floraison : Juin - Septembre.
Inflorescence : racème simple.
Sexualité : hermaphrodite.
Ordre de maturation : homogame.
Pollinisation : entomogame, autogame.
Fruit : capsule, dissémination : hydrochore.
Fossés et prés humides, surtout calcaires, dans presque toute la France, rare dans le Midi. Europe, surtout centrale et boréale ; Caucase.
Mouron des champs
(Anagallis arvensis)
Appelé aussi Mouron rouge, le Mouron des champs est une plante rampante annuelle, à fleurs rouges ou bleues, de 10 - 30 cm, glabre, très rameuse, du genre Anagallis et de la famille des Primulaceae, selon la classification classique, ou des Myrsinaceae, selon la classification phylogénétique. Le mouron rouge n'appartient pas à la même famille que le mouron des oiseaux (Stellaria media, qui est une Caryophyllaceae). Seule une similitude dans le port de la plante et la forme des feuilles rapproche ces deux espèces. Certains individus de Anagallis arvensis peuvent spontanément présenter des fleurs bleues. Cela donne alors des touffes mélant fleurs rouges et fleurs bleues. Ces individus ont parfois été regroupés dans la forme Anagallis arvensis f. azurea. Cette forme n'est plus reconnue, la variation n'étant pas stable du tout. Ces mourons bleus peuvent être facilement confondus avec Anagallis foemina.
Tiges diffuses ou étalées-ascendantes.
Feuilles opposées, sessiles, ovales ou lancéolées, étalées, ponctuées de noir en dessous, à 3-5 nervures.
Fleurs solitaires sur des pédoncules opposés, filiformes, égalant ou dépassant peu les feuilles, à la fin recourbés en crochet.
Calice à lobes lancéolés-acuminés, à bords membraneux.
Corolle assez petite, en roue, dépassant un peu le calice, à lobes finement crénelés ou ciliés-glanduleux.
Inflorescence : racème simple.
Sexualité : hermaphrodite.
Pollinisation : entomogame, autogame.
Floraison : Mai - Novembre.
Fruit : pyxide. Capsule globuleuse, à peu près de la longueur du calice produisant de nombreuses graines. Dissémination barochore.
Lieux cultivés et sablonneux, dans toute la France et en Corse. Toute l'Europe ; régions tempérées de tout le globe.