Famille des Rosacées

Nom latin : Rosaceae

Caractéristiques communes : Les Rosacées sont des plantes herbacées ou ligneuses, à feuilles alternes, simples ou composées, stipulées. Les fleurs régulières, à symérie rayonnée. Elles ont un receptacle élargi en forme de coupe et présentent parfois, sous le calice, un calicule. Le calice , le plus souvent formé de 5 sépales est parfois soudé à l'ovaire. La corolle est en général formée de 5 pétales libres et entiers. Les étamines sont nombreuses, rarement en nombre déterminé et réduites à 1 ou 2: elles ont des filets libres et des petites anthères qui s'ouvrent par des fentes longitudinales. presque toujours parfaites et 5-mères (pièces florales par multiple de 5) comptent généralement cinq sépales, cinq pétales, de nombreuses étamines (entre 10 et 20). Calice, corolle et androcée concrescents à la base en un plateau ou un tube. Pistil composé de carpelles fermés en nombre très variable.

Caractéristiques courantes : Fleurs parfois réunies en inflorescences. La position de l'ovaire (supère ou infère, est formé de un ou plusieurs carpelles distincts ou diversement unis et portant un nombre indéterminé d'ovules ( 2 ou plus). La position de l'ovaire varie selon les espèces, mais le réceptacle floral est toujours creusé en hypanthe (ou hypanthium). Fruits très divers: peut être un follicule, une drupe, un akène, un polyakène, une drupéole ou une pomme constituée du receptacle charnu, mais ce n'est jamais une gousse. Les graines sont petites.

Fleur Caractéristiques
Aigremoine
(Agrimonia)
Appelée aussi Eupatoire des Anciens et Thé des bois. La tige est velue, rougeâtre, non ramifiée et porte une rosette basale de feuilles composées de 3-6 paires de folioles principales entre lesquelles s'intercalent des paires de folioles plus petites. Les fleurs sont jaunes assemblées en grappes terminales s'élevant jusqu'à 80 cm du sol. Les fruits sont des akènes, marqués de sillons. Ils possèdent des poils crochus à leur sommet et se détachent facilement, ce qui facilite leur dissémination par les animaux ou les êtres humains.
Alchémille
(Alchemilla)
Plantes vivaces à feuilles duveteuses, palmatilobées, à bord denté. Les fleurs sont petites, jaune verdâtre.
Aubépine
(Crataegus Laevigata)
Appelée aussi Aubépine lisse, Aubépine à deux styles, Aubépine épineuse, l'Aubépine est un arbrisseau épineux de 2-4 mètres du genre Crataegus.
Feuilles d'un vert foncé et luisant, obovales en coin, dentées presque dès la base, à 3-5 lobes peu profonds, connivents, incisés-dentés, à nervures secondaires toutes courbées en dedans.
Jeunes rameaux souvent glabres.
Fleurs blanches ou rosées, en corymbes, à odeur peu agréable ou même nauséabonde.
Calice à dents triangulaires.
2-3 styles.
Inflorescence : corymbe.
Sexualité : hermaphrodite.
Pollinisation : entomogame.
Floraison : Avril - Mai.
Fruit : drupe, dissémination : endozoochore. Fruit petit, du volume d'un gros pois, à saveur fade, renfermant 2, rarement 3 noyaux.
Haies et bois, dans presque toute la France ; rare dans la région méditerranéenne. Europe, surtout centrale et boréale ; Asie occidentale ; Afrique septentrionale.
Benoite des montagnes
(Geum montanum)
La Benoîte des montagnes est une plante à souche courte, non stolonifère du genre Geum.
Tiges de 5-25 cm, uniflores, dépassant les feuilles.
Feuilles inférieures Iyrées-pennatiséquées, à segments très inégaux, les latéraux petits, le terminal très grand, arrondi en coeur, obscurément lobé.
Fleurs d'un jaune vif, grandes, solitaires, dressées.
6 pétales, rarement 5, à onglet très court, émarginés, 1 fois plus longs que le calice.
Styles non articulés.
Inflorescence : cyme unipare hélicoïde.
Sexualité : hermaphrodite.
Pollinisation : entomogame.
Floraison : Juillet - Août.
Carpelles ovales, surmontés d'une longue arête plumeuses.
Fruit : akène, dissémination épizoochore.
Pâturages et rochers des hautes montagnes ; Jura, au Colombier de Gex ; Alpes ; Auvergne ; Hautes-Corbières et Pyrénées ; Corse. Europe centrale et méridionale jusqu'à la Macédoine.
Benoîte des ruisseaux
(Geum rivale)
Appelée aussi Benoîte aquatique, la Benoîte des ruisseaux est une plante de 20-60 cm, velue, peu rameuse, à souche allongée du genre Geum.
Feuilles inférieures Iyrées-pennatiséquées, à segment irréguliers, le terminal orbiculaire et trilobé, les caulinaires grandes.
Stipules petites, dentées ou entières.
Fleurs rougeâtres, penchées, en cymes pauciflores.
Calice d'un brun rougeâtre, à lobes dressés-appliqués.
5 pétales, à onglet long, tronqués ou émarginés, dressés, aussi longs que le calice.
Styles velus, articulés vers le milieu.
Carpelles petits, ovales, à arête longue, plumeuse, arquée-réflèchie, réunis en tête longuement stipitée.
Inflorescence : cyme unipare hélicoïde.
Sexualité : androdioïque.
Pollinisation : entomogame, autogame.
Floraison : Mai - Juillet.
Fruit : akène, dissémination épizoochore.
Lieux humides, surtout des montagnes, dans une grande partie de la France ; nul dans l'Ouest et la région méditerranéenne. Europe ; Asie occidentale et boréale ; Amérique boréale.
Dryade à huit pétales
(Dryas octopetala)
Appelée aussi Dryade octopétale, Thé des Alpes, Thé suisse, Chênette, la Dryade à huit pétales est une plante vivace de 5-15 cm, à racine pivotante et à tiges sous-ligneuses, couchées-étalées, très rameuses du genre Dryas.
Dans la mythologie grecque les Dryades sont les nymphes des chênes en particulier, et des arbres en général. D'où l'une de ses appellations de "chênette".
Elle sert à confectionner une tisane d'où ses noms de thé des Alpes ou thé suisse.
Bioindicateur de réchauffements passés.
Cette fleur a donné son nom à deux périodes géologiques récentes :
l'ancien ou premier Dryas (Elder dryas pour les anglophones), qui correspond au réchauffement qui marque la fin de la dernière des glaciations de l'ère quaternaire et le nouveau dryas (Younger dryas) qui correspond à une « anomalie » paléoclimatique non encore expliquée avec certitude.
Les analyses de pollens dans les tourbières anciennes ont montré que la dryade à huit pétales était l'une des premières plantes à fleur à recoloniser les éboulis et substrats libérés par les glaciers après la dernière glaciation.
Feuilles alternes oblongues-obtuses, arrondies à la base, profondément dentées en créneaux, vertes en dessus, blanches-tomenteuses en dessous et légèrement coriaces Stipules linéaires, soudées au pétiole.
Fleurs blanches, grandes, solitaires sur de long pédoncules terminaux, nus, velus.
Calice pubescent, à 7-9 lobes lincaires, égaux, sur 1 seul rang.
7-9 pétales (en principe 8), ovales, 1-2 fois plus longs que le calice.
Étamines nombreuses.
Styles subterminaux, longs, accréscents.
Ovaire libre et supère.
Type d'inflorescence: fleur solitaire latérale.
répartition des sexes: gynodioïque.
Type de pollinisation: entomogame, autogame.
Floraison : juin - août.
Fruit sec (akène), composé de nombreux carpelles velus, monospermes, indehiscents, surmontés d'uné longue arête plumeuse réunis sur un réceptacle subconcave. Dissémination anémochore.
Débris rocheux et pâturages pierreux des montagnes des Pyrénées, Alpes, Jura, Apennins et de l'Europe centrale. Entre 1100 et 2500 m d'altitude. En plein soleil, sur terrain calcaire. Pelouses basophiles arctico-alpines climaciques. Dans les pentes abruptes, elle consolide les éboulis.
Jura, Alpes de la Savoie, du Dauphiné, de la Provence ; Hautes-Corbières ; Pyrnées. Eruope ; Caucase, Sibérie ; Amérique boréale.
Petite pimprenelle
(Sanguisorba minor)
La pimprenelle (Sanguisorba minor), appelée aussi Petite Sanguisorbe est une plante herbacée vivace du genre Sanguisorba.
C'est une plante aux feuilles surtout basales, pennées (de 5 à 15 paires de folioles arrondies dentées) d'une hauteur de 20 à 50cm.
Les fleurs sont très petites, en têtes globuleuses, les supérieures femelles avec des styles rouges, les inférieures mâles avec des étamines pendantes aux anthères jaunes. Elles sont petites, apétales, unisexées, en têtes globuleuses ou ovoïdes, denses.
Les fleurs intermédiaires sont souvent hermaphrodites.
Chaque fleur est munie d'une bractée, de 2 bractéoles et de 4 sépales. Sexualité : polygame.
Pollinisation : entomogame.
Akène tétragone, dissémination barochore.
Utilisations
Les feuilles ont un goût de concombre caractéristique ; elle est pour cela parfois utilisée pour agrémenter les salades. Aire de répartition
C'est une plante commune dans toute l'Europe, des prés secs surtout sur sol calcaire.
Pimprenelle officinale
(Sanguisorba officinalis)
La grande pimprenelle ou sanguisorbe officinale, Pimprenelle officinale, Sanguisorbe, est une plante herbacée vivace du genre Sanguisorba.
Toutes les sanguisorba sont des plantes vivaces à feuilles imparipennées portant de 5 à 25 folioles dentées et dont les fleurs sans corolle, sont groupées.
La grande pimprenelle possède une tige dressée, peu ramifiée.
Les feuilles portent de 5 à 13 folioles ovales, à dents régulières.
L'ovaire, à un seul carpelle, est surmonté d'un style court.
La grande pimprenelle est hermaphrodite, les calices sont rouge sombre, quatre sépales caducs entourent quatre étamines et un ovaire à un seul carpelle. Ses fruits sont des akènes tétragones. Les angles du fruit sont généralement ailés.
Ordre de maturation : homogame Pollinisation : entomogame, autogame.
Floraison de juin à septembre.
Les feuilles de la grande pimprenelle ont une utilisation médicinale, en tisane digestive, tout comme le rhizome anti-diarrhéique et hémostatique.
Elle est présente dans l'hémisphère nord, en Europe, en Asie et en Amérique du Nord.
En France on la retrouve dans presque tout le territoire métropolitain à l'exception de la pointe de la Bretagne. C'est une plante commune des lieux humides sur sol calcaire. Grandes pimprenelles (Aubrac, Massif central, France).
Potentille de Braune
(Potentilla brauneana)
Plante hémicryptophyte.
Inflorescence : cyme unipare hélicoïde.
Fruit : akène.
Couleur de la fleur : jaune.
Floraison : de août à septembre.
Sexualité : hermaphrodite.
Pollinisation : entomogame.
Dissémination : barochore
Reine des prés
(Filipendula ulmaria)
Autres noms communs : Fausse Spirée, Filipendule ulmaire, spirée ulmaire. La Spirée doit son nom à la forme spiralée de ses fruits. Plante herbacée vivace du genre Filipendula, originaire de l'Europe. C'est une plante mellifère.
Elle est riche en dérivés salicylés au même titre que le saule (Salix alba) et a donné son nom à l'aspirine. La reine des prés présente aussi un intérêt décoratif. Cette belle plante herbacée vivace, au port très élégant est velue, a un port dressé, feuillue, un rhizome rampant et mesure de cinquante centimètres à un mètre et demi. Son allure altière l'a probablement faite appeler "reine des prés".
La tige est rougeâtre, glabre et anguleuse.
La feuille est imparipennée, vert sombre, glabre au-dessus, feutrée de blanc en dessous.
La foliole terminale est palmée, divisée en trois ou cinq parties, les folioles latérales forment de deux à cinq paires le long du pétiole.
Les fleurs sont de multiples fausses ombelles ramifiées, très odorantes, d'un blanc jaunâtre.
Bourgeons floraux à différents stades de maturité, floraison échelonnée caractéristique chez la Reine des prés.
Les fruits sont enroulés en hélice.
Habitat
L'habitat de la spirée est les lieux humides, particulièrement au bord des cours d’eau et des fossés bordant les chemins et prairies. Elle apprécie les prairies humides, les lisières d'aulnaies ou les prés humides, d’où son nom.
Aire de répartition
La reine des prés est présente dans toute la France métropolitaine. Elle est rare en région méditerranéenne et absente en Corse. On peut l'observer jusqu'à 1700m d'altitude. C'est une plante eurasiatique.